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Paludisme

PALUDISME

Le paludisme est une maladie provoquée par un parasite dénommé Plasmodium, qui se nourrit d’hémoglobine et dont il existe plusieurs espèces de dangerosité très différente.
Si quatre espèces de Plasmodium peuvent parasiter l’homme (falciparum, vivax, ovale, malariæ), une seule « tue », le Plasmodium falciparum. L’homme est infecté à la suite de la piqûre d’un moustique d’une espèce particulière, un anophèle, ne vivant que dans certaines régions du monde; celui ci pique la nuit, dès le crépuscule.
Le risque de paludisme est beaucoup plus élevé en Afrique qu’en Asie. Alors que le paludisme asiatique ne peut être contracté, en général, qu’en milieu forestier, en Afrique, il peut l’être aussi bien en milieu urbain que rural. Ce risque varie également avec les saisons. Mais la répartition des zones endémiques dans le monde évolue et il faut se renseigner précisément auprès d’un professionnel de santé avant un déplacement dans un pays « exotique ».

A SAVOIR

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) classe les pays où sévit le paludisme (pays dits impalu-dés) en trois groupes (1, 2 et 3) en fonction de la résistance du paludisme à certains médicaments antipaludiques (l’emploi de médicaments préventifs contre le paludisme est appelé chimioprophylaxie) ; classification qui guide le choix du médecin.
Il faut savoir que la saison, la durée du séjour, la nature du milieu (zone urbaine, rurale, de plaine ou montagneuse) et les conditions matérielles du voyage (notamment l’hébergement) interviennent aussi dans le choix du médicament. Les premiers symptômes du paludisme surviennent en moyenne dans les 7 à 15 jours qui suivent la piqûre infectante, mais parfois le délai est beaucoup plus long.La crise de paludisme (accès palustre) suit trois phases, chacune durant de 1 à 3 heures.
Tout commence par des frissons intenses avec une sensation de froid, auxquels succèdent une montée en température à 40-41 °C, puis des sueurs très abondantes, suivies d’un retour progressif à une température normale.

CE QU'IL FAUT FAIRE

  • Ne jamais partir, même seulement pour quelques jours, dans un pays impaludé sans avoir une prévention contre le paludisme d’un commun accord avec son médecin.
  • Attention aux possibles interactions médicamenteuses entre les médicaments utilisés en prévention du paludisme et d’autres médicaments.
  • Il est déconseillé aux femmes enceintes de voyager dans un pays impaludé, car grossesse et paludisme sont deux situations qui s’aggravent mutuellement.
  • Des mesures complémentaires sont indispensables : répulsifs antimoustiques, moustiquaire imprégnée d’insecticide… ; demandez conseil à votre pharmacien.
  • Il faut respecter scrupuleusement le mode d’emploi des médicaments utilisés en prévention : la prise de certains d’entre eux doit être commencée la veille du départ et, pour d’autres, une semaine avant ; outre leur prise régulière durant toute la durée du séjour, il est indispensable de poursuivre celle-ci un certain temps après le retour en France, souvent pendant un mois.
  • Toute fièvre (d’autant plus si elle est associée à un embarras gastrique, un fort mal à la tête, des nausées, des douleurs musculaires) survenant dans le mois qui suit le retour d’un pays où sévit le paludisme doit être systématiquement considérée comme pouvant être une crise de paludisme qui est urgence médicale : la consultation d’un médecin s’impose sans délai.

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